Carnet de route
La revanche du Patou-Garou
Le 06/10/2026 par jean-marc Perroncel
Après l’oisans, Armelle nous a proposé de nouvelles aventures, cette fois çi dans le Mercantour où nous dormirons au refuge ffcam de la Madone de Fenestre.
Après les échanges habituels sur un groupe whatsapp constitué pour l’occasion, où l’encadrante répondra avec brio à toutes les inquiétudes de confort des alpinistes Coudonneux, une partie de l’équipe fait route vers St Martin de vésubie dès le Vendredi.
Cependant, les alpinistes ayant commencé à fabriquer du gras en vue de la saison hivernale, notre encadrante bienveillante proposa une promenade de santé pour rallier le refuge à partir du Boréon.
Que nenni, après avoir bisouillé quelques Clarines, nous attaquons le chemin dans l’obscurité naissante quand apparue une amulette entre une amanite tue-mouches et quelques pets gras de bovins.
JM(auteur du best-seller: « comment survivre quand on est gros et pleurnichard » s’empressa de ramasser ce curieux objet mais le laissa échapper de ses mains quelques mètres plus loin…mais Gina(auteur d’un autre best-seller: « comment aider nos vieux à calculer rapidement » plongea sur la chose et le fit disparaitre dans sa poche…on ne sait pas ce que pouvait représenter cette amulette, car elle disparut à jamais…
JM se souvient d’une forme de tortue ou de coccinelle…nous verrons par la suite, enfin on verra si vous arrivez à lire jusqu’au bout, que c’était peut-être une toute autre chose.
Nous continuons, et atteignons la cime du pisset vaillamment guidés par Armelle(auteure d’une "étude anthropologiste sur la ronchonnade de l’alpiniste cafiste stressé").
Nous rencontrons quelques excréments au bord du chemin d’un blanc moutonneux.
Isabelle (forcément auteure d’un best seller « comment élever des coccinelles en Vanoise », nous a précédé de 2 bonnes heures, nous concluons qu’il aurait fallu plus de temps pour qu’un loup ou un patou la digère !
Nous observons une magnifique lune qui se pose sur un sommet tel un œuf sur un nid d’aigles.
Il fait nuit, nous sortons nos frontales et regagnons enfin le refuge où Aude, Isabelle et Dominique sont déjà présents.
Après un repas sorti du sac et un dessert préféré, nous préparons la course du Lendemain.
Ça sera les arêtes du Saint robert pour Aude et Dominique et l’arête sud du Gelas pour Armelle, Isabelle, Gina, JM
Il est 5 heures le samedi, tout le monde se lève, sauf le gardien qui a oublié notre petit-déj, il va falloir se débrouiller. 6h, départ à la frontale, 2h et 3 h d’approche selon la course.
L’attaque à la brèche pour l’arête sud nous demande de chercher un peu, mais nous trouvons l’itinéraire avec 2 petit pas de 5 et des sections plus faciles quand l’arête se couche.
Nous saluons la madone au sommet du Gelas 3143m, une pensée pour Chantal est inscrite au livre d’or.
La vue est époustouflante, la météo fabuleuse, tout le monde est heureux et fier.
Il faut redescendre, ça sera par l’arête SSW, il y a eu débat sur l’orientation du lieu…mais après une belle traversée aérienne et un mousqueton qui nous quitte lâchement car il en as marre de ses conditions de travail, nous regagnons le collet st robert ou Aude et Dominique nous attendent car ils ont traversé les arêtes de la saint robert en un temps record
Gina a les pieds en compote, la descente fut longue et douloureuse, les chaussures d’alpi ne sont pas toujours sympas, c’est pour ça que vous pouvez observer parfois plusieurs paires de pompes accrochées au sac des alpinistes, ils n’ont cependant pas supprimé leurs compagnons de cordée, ils ont juste mal au pied !
Nous regagnons le refuge après un débat sur la multitude de cairns, l’éducation de nos enfants, la prise en charge de nos ainés…
Après une douche intermittente et une petite bière, le restant de l’équipe nous rejoint, Michel, auteur du best-seller: « comment joseph Pilates se réincarna en Patrick Edlinger » et Charlotte auteure de "l’étude sur la dévotion du Patou pour les brebis…"
Après une bonne soupe, nous regagnons nos couches par une nuit pleine lune.
Le petit déjeuner , ce coup-ci est prêt, une psychose s’installe sur des bébêtes qui auraient piqués certains d’entre nous pendant la nuit.
Gina restera au refuge, Dominique et Aude partirons plus tard pour le petit Cayre de la Madone et son arête sud.
Les cordées : Michel/Charlotte et Armelle/Isabelle/JM
Tout ce monde va parcourir les arêtes du Saint-Robert, longue course en bon rocher avec beaucoup de désescalades parfois délicates. Nous croisons bouquetins et chamois, faisant fumer la gomme de nos grosses et nos cerveaux pour positionner nos coinceurs, nos sangles, et choisir le mode corde tendue ou le relais rapide en demi-cab.
Nous trouverons un friend coincé et un cablé « maté » très utiles dans 2 pas de 4 sup.
Arrivé vers 15h00 à la cime saint robert, nous persuadons Armelle de redescendre par la voie normale, (elle voulait poursuivre jusqu’au collet) heureusement, car la descente fut longue, et une fois au refuge , la traversée jusqu’au Boréon se fit de nouveau en partie à la frontale.
Epilogue : les petites bébêtes étaient elles des puces du PatouGarou ? l’amulette ne représentait pas une coccinelle…mais une puce suceuse de sang humain !!!!
Voilà si vous êtes encore là, c’est que vous n’êtes pas en train de scroller, on m’a demandé de donner envie au lecteur de venir partager nos aventures…j’espère avoir réussi !
Récit rédigé sans IA, avec tentative d’humour et beaucoup d’amour





